Vient de paraître la version française du Rapport Foronda, un texte majeur sur le terrorisme basque publié pour la première fois en 2015. Son auteur Raúl López Romo est responsable pédagogique et des expositions au Centre pour la mémoire des victimes du terrorisme de Vittoria Gatteiz. Cette version a bénéficié du soutien du Centre ainsi que de l’institut d’histoire Valentín de Foronda de l’Université du Pays basque. Il porte sur un aspect central de l’histoire du terrorisme basque et ses effets politiques et sociaux, sur une longue période. Si le mouvement ETA a mené des actions terroristes de 1959 à 2010, 95% des victimes l’ont été après la mort de Franco, en 1975, donc en période démocratique.
S’attachant à examiner les effets de la violence de ce mouvement terroriste sur la société basque sur le plan économique, politique et social en décrivant avec précision le sort des victimes, cette publication est comme le signale Henry Rousso, dans sa préface : « aussi rigoureuse sur le plan scientifique que salutaire sur un plan civique et moral ».[1]
[1] Pour mémoire, on mentionnera le livre de Michel Wieviorka, président du Conseil scientifique et culturel du MMT, Sociétés et terrorisme, paru en 1988, et qui aborde pour la première fois de manière systématique cette question de la réaction des sociétés au terrorisme, notamment au Pays Basque, l’une des thématiques centrales du MMT.
© Photographie de Fidel Raso, Diario 16. Des citoyens d'Ermua s'agenouillent et crient "ETA, tire, voici ma nuque (o voici ma tête)" pour protester contre l'assassinat de leur voisin Miguel Ángel Blanco, le 13 juillet 1997.
© Raúl López Romo, 2025
© Editions Orbis Tertius, 2025
Plus d’informations sont accessibles depuis ce lien : Le rapport Foronda. Les effets du terrorisme sur la société basque (1968-2010). | Éditions Orbis Tertius
Les 17 et 18 février 2026, la mission de préfiguration du Musée-mémorial du terrorisme (MMT) a réuni à Paris les directeurs du Musée du 11-Septembre à New York (Etats-Unis), du Centre du 22 juillet à Oslo (Norvège), du Oklahoma City National Memorial & Museum (Etats-Unis) et du Centre de la mémoire des victimes du terrorisme à Vitoria-Gasteiz (Espagne), ainsi que des associations françaises de victimes. Ces deux journées ont alterné immersion dans les lieux de mémoire parisiens et échanges approfondis sur les enjeux fondamentaux de nos institutions.