Truc_1290438_Nice Juillet 2016

Inscrire le souvenir

Honorer les victimes, c’est comprendre pourquoi elles ont été la cible d’actes terroristes et donner du sens à leur épreuve, d’où la réalisation dans un même mouvement d’un mémorial et d’un musée.
Hommage aux victimes du terrorisme le 11 mars 2020 © GIP-MMT / Rachid Azizi
Hommage aux victimes du terrorisme le 11 mars 2020 © Rachid Azizi

Lieu d’hommage

Honorer les victimes, c’est comprendre pourquoi elles ont été la cible d’actes terroristes et donner du sens à leur épreuve, d’où la réalisation dans un même mouvement d’un mémorial et d’un musée.

Le Musée-mémorial du terrorisme sera un lieu d’hommage aux victimes du terrorisme en France et aux victimes françaises des actes terroristes à l’étranger depuis 1974. Cette date correspond à celle du premier attentat aveugle commis en France après la guerre d’Algérie, celui du Drugstore Saint-Germain, le 15 septembre 1974. C’est la date à partir de laquelle il est possible d’attribuer la Médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme.

Lieu d’apaisement

C’est en ce lieu que sera célébrée tous les ans la Journée nationale d’hommage aux victimes du terrorisme du 11 mars. Cela implique des aménagements spécifiques rendus possibles par la configuration de l’implantation choisie. Le site de Suresnes offre en effet un lieu de vie et d’apaisement. Son parc arboré, ses plans d’eau ou encore ses passerelles extérieures qui dessinent un parcours en plein air sont empreints d’une sérénité qui permettra de tempérer l’évocation dans les parcours muséographiques de la violence de cette histoire.

Les différentes parties du bâtiment formeront un même ensemble continu, par l’approche conceptuelle, l’esthétique, l’utilisation des matériaux : mémorial et musée constitueront les deux faces d’un même projet et présenteront une continuité spatiale et symbolique. C’est bien le Musée-mémorial du terrorisme dans son ensemble qui sera un lieu du souvenir.

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Plaques commémoratives © Rachid Azizi

Nommer les victimes

La raison d’être première d’un mémorial est l’identification des victimes des attentats. L’inscription de leur nom sur un mur ou tout autre support exprime la pérennité de la fidélité aux morts. Le futur Musée-mémorial du terrorisme aura la tâche d’élaborer une liste aussi précise et exhaustive que possible des victimes décédées suite à des actes de terrorisme depuis les cinquante dernières années. Ce travail se fera en coopération avec les familles et les proches, et sous le contrôle des instances judiciaires et administratives compétentes.

Le mémorial comprendra donc un martyrologe, quel que soit le support, mur de noms ou œuvre d’art. Il sera modulable et évolutif. Le mémorial pourra à cet égard prendre lui aussi la forme d’un ensemble de portraits individuels, avec l’accord des familles, et permettant de présenter une diversité de situations et d’individualités. Le regard porté sur des visages offre une autre dimension que l’identité nominale. La série de portraits est au demeurant une composante de très nombreux mémoriaux dans le monde, en particulier ceux de New York ou d’Oslo. C’est une manière de visualiser et de personnaliser chaque vie individuelle détruite derrière la tragédie collective.

Un dispositif numérique comportant les noms, les images et des notices biographiques des victimes, pourrait être conçu à l’instar de dispositifs qui existent à l’Historial de Gaulle, au musée de l’Ordre de la Libération, au mémorial du Mont-Valérien, ou encore au Mémorial de la Shoah.

 

 

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