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Genèse du projet

Le projet de Musée-mémorial du terrorisme s’inscrit dans l’après-coup des attentats djihadistes de 2015-2016. Il marque le souhait des pouvoirs publics et des associations de victimes de rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui ont été frappés par le terrorisme dans toutes ses formes.

Le projet de Musée-mémorial du terrorisme s’inscrit dans l’après-coup des attentats djihadistes de 2015-2016. Il marque le souhait des pouvoirs publics et des associations de victimes de rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui ont été frappés par le terrorisme dans toutes ses formes. Il est conçu comme un lieu de mémoire et d’histoire sur cette violence de guerre en temps de paix qui a marqué la société française ainsi que de très nombreux autres pays depuis les années 70.

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Médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme / Journée nationale d’hommage aux victimes du terrorisme © Joachim BERTRAND/DICOM/MJ

Les dates principales

Le 6 novembre 2017, une note de réflexion sur une politique mémorielle concernant les victimes du terrorisme est adressée par la déléguée interministérielle à l’aide aux victimes (DIAV), Élisabeth Pelsez, au président de la République Emmanuel Macron.

Le 9 février 2018, un Comité mémoriel est installé par la garde des Sceaux, ministre de la justice, Nicole Belloubet, pour mener une réflexion approfondie et concevoir un dispositif d’hommage et de reconnaissance aux victimes du terrorisme.

Le 7 septembre 2018, le Comité mémoriel remettait un rapport à la garde des Sceaux, intitulé : « Terrorisme, faire face. Enjeux historiques et mémoriaux ». Il préconise entre autres la création d’une journée nationale de commémoration et la création d’un Musée-mémorial du terrorisme.

Le 19 septembre 2018, le président de la République reprend les préconisations du rapport et annonce officiellement la création de ce nouveau lieu de mémoire.

Le 4 février 2019, le Premier ministre Édouard Philippe confie à l’historien Henry Rousso, directeur de recherche au CNRS, connu pour ses travaux sur la mémoire collective, la présidence d’une première mission de préfiguration d’un Musée-mémorial des sociétés face aux terrorisme.
Dans un rapport remis fin février 2020, Henry Rousso et son équipe définissent le concept général du futur établissement.

Le 11 mars 2020, en référence à l’attentat de Madrid de 2011, est commémorée la première Journée nationale d’hommage aux victimes du terrorisme sous la présidence du chef de l’État et en présence du Roi d’Espagne.

Par lettre du 15 juin 2020, le président de la République confie à Henry Rousso une seconde mission avec pour objectifs de rédiger le projet scientifique et culturel et le cahier des charges du futur Musée-mémorial du terrorisme, et de trouver un lieu pour son implantation.

Le 1er février 2021, un groupement d’intérêt public « Mission de préfiguration du Musée-mémorial du terrorisme » est créé pour porter le projet.

Le 11 mai 2021, le président de la République choisit une implantation à Suresnes, à l’immédiate proximité du Mémorial de la France combattante, inscrivant ainsi le futur établissement dans un parcours mémoriel.

Le 11 mars 2022, le Projet scientifique est culturel est remis au Président de la République à l'occasion de la Journée nationale d'hommage aux victimes du terrorisme.

 

Commémoration le 14 juillet 2019 en mémoire des victimes de l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice © GIP-MMT/ Rachid Azizi
Commémoration le 14 juillet 2019 en mémoire des victimes de l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice © Rachid Azizi

Les fonctions du Musée-mémorial du terrorisme

Cet établissement culturel inédit est, tout à la fois, un musée d’histoire et de société́, une plateforme de documentation et de recherche, un centre de formation, de conférences et de débats, un lieu de recueillement.

Il complète un dispositif mémoriel qui comprend déjà l’attribution de la médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme, l’instauration de la Journée nationale d’hommage aux victimes du terrorisme et la création du Centre national de ressources et de résilience.  

Le Musée-mémorial du terrorisme place au centre de son projet les victimes, les survivants, les blessés physiques et psychiques, les primo-intervenants et aidants de première ligne (pompiers, secouristes, policiers et gendarmes, médecins, voisins). Il intègre dans ses structures et sa gouvernance les associations de victimes et d’aide aux victimes ainsi que les communes touchées par des attentats.

Pour honorer les victimes, le Musée-mémorial du terrorisme doit être un lieu de reconnaissance, de témoignage et d’empathie où les victimes pourront s’exprimer et être écoutées. Mais honorer les victimes, c’est aussi comprendre pourquoi elles ont été la cible d’actes terroristes et donner du sens à leur épreuve.

Situé à Suresnes, sur la colline du Mont-Valérien, à proximité du Mémorial de la France combattante, Haut-lieu de la mémoire nationale, le Musée-mémorial du terrorisme affirme sa dimension nationale et son accessibilité à un très large public français et étranger.

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