Le Musée-mémorial du terrorisme aura une dimension prioritairement nationale.
Toutefois, il possédera une dimension internationale et visera une forme d’universalisme.
Non seulement l’hommage embrassera toutes les victimes frappées en France, quelle que soit leur nationalité, ainsi que les victimes françaises à l’étranger mais il s’inscrira dans une perspective européenne, en écho avec la Journée nationale d’hommage aux victimes du terrorisme du 11 mars qui coïncide avec la Journée européenne de commémoration des victimes du terrorisme.
Il n’est d’ailleurs pas possible d’analyser le terrorisme contemporain sans souligner sa dimension internationale, les liens entre des organisations basées dans différents pays ou encore l’évolution récente vers un terrorisme global. Cette internationalisation puis cette mondialisation ont entraîné des réponses policières et judiciaires dépassant les frontières. Elles ont aussi renforcé des tendances lourdes des sociétés contemporaines, à commencer par le poids considérable des émotions collectives, particulièrement prégnantes en ce domaine : le 11 septembre 2001 à New York, le 11 mars 2004 à Madrid, les 7 et 8 janvier puis le 13 novembre 2015 à Paris, le 14 juillet 2016 à Nice sont des « événements-monstres », selon l'historien Pierre Nora. Ces effets de sidération à l’échelle planétaire font certes partie des objectifs terroristes, toutes tendances confondues, mais la dimension mondiale des réactions et des réponses constitue aussi l’un des facteurs essentiels à prendre en compte pour mesurer la capacité d’une société à faire face à cette épreuve. Le Musée-mémorial du terrorisme s’imposera comme une référence universaliste par le message qu’il portera au-delà de ses frontières.
Enfin, dans sa dimension mémorielle, le futur Musée-mémorial du terrorisme accordera une place non seulement aux victimes décédées mais aux blessés, aux traumatisés physiques et psychiques. De même, il sera accordé une visibilité aux actes de sauvetage, d’assistance, d’héroïsme, de résistance, qui constituent autant de messages d’espoir. Une société toute entière se doit de rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui œuvrent pour prévenir les actes de terrorisme.
Le jeudi 29 janvier 2026, les équipes de la mission de préfiguration du Musée-mémorial du terrorisme ont accompagné les membres du Conseil scientifique et culturel ainsi que ceux de l'Observatoire d'orientation et certains représentants des ministères membres fondateurs du GIP sur le site du futur Musée-mémorial du terrorisme qui s’installera à l’horizon 2030 dans une partie inoccupée de la caserne Lourcine, dans le 13ᵉ arrondissement de Paris. Cette visite fait suite à l'annonce du président de la République en novembre 2025, qui a officialisé le choix de ce lieu emblématique pour accueillir le futur établissement.