Souvent désemparés par l’irruption de l’actualité du terrorisme dans les salles de classe, actualité parfois suivie en direct au sein du cours, comme la traque des frères Kouachi après l’attentat contre Charlie Hebdo ou encore la prise d’otages dans l’Hyper Cacher, porte de Vincennes, les enseignants et les élèves ont été sollicités collectivement pour faire communion avec le reste de la Nation dans les moments de deuil, symbolisés notamment par les minutes de silence.
Depuis 10 ans et après les chocs qu’ont été les événements dramatiques de mars 2012, novembre 2015 ou l’assassinat du professeur d’histoire-géographie, Samuel Paty, en 2020, l’Éducation nationale a réagi, dans un contexte de mobilisation générale de la République, pour « armer » le monde scolaire, par la formation, la production de ressources, la modification des programmes scolaires. Mais l’École a aussi été désignée comme presque responsable des attentats, accusée parfois de ne pas avoir su transmettre les valeurs de la République aux enfants dont elle avait la charge, en particulier à la faveur des signalements des provocations lors de la minute de silence de janvier 2015.
En sollicitant le regard des chercheurs en histoire et en sociologie et le témoignage des acteurs du monde scolaire, au cœur de l’institution, des salles de classe au cabinet ministériel, il s’agit de comprendre comment le monde scolaire a vécu, traversé, surmonté l’épreuve du terrorisme? Il s’agit ici d’interroger les réactions du monde scolaire français au terrorisme.
En pratique
Cette journée, qui se tiendra à Paris, s'adresse aux acteurs du monde scolaire, enseignants du 1er et du 2nd degré, inspecteurs et personnels de direction. Pour les enseignants, les modalités pour y être convoqué varient selon les académies. Pour recevoir le lien de vidéotransmission, vous pouvez vous inscrire sur notre formulaire en ligne.
Paris accueille les directeurs des musées-mémoriaux étrangers dédiés au terrorisme
Les 17 et 18 février 2026, la mission de préfiguration du Musée-mémorial du terrorisme (MMT) a réuni à Paris les directeurs du Musée du 11-Septembre à New York (Etats-Unis), du Centre du 22 juillet à Oslo (Norvège), du Oklahoma City National Memorial & Museum (Etats-Unis) et du Centre de la mémoire des victimes du terrorisme à Vitoria-Gasteiz (Espagne), ainsi que des associations françaises de victimes. Ces deux journées ont alterné immersion dans les lieux de mémoire parisiens et échanges approfondis sur les enjeux fondamentaux de nos institutions.