En s’appuyant sur le travail de coopération internationale mené par le musée et mémorial de New York, il est indispensable que le Musée-mémorial du terrorisme français crée son propre réseau national et international.
La mission de préfiguration du Musée-mémorial du terrorisme a le souhait de se tourner vers des mécènes qui voudraient participer à la création de ce musée d’histoire et de société inédit dans sa conception.
Au-delà de l'exposition permanente et des expositions temporaires, le Musée-mémorial du terrorisme se propose de devenir un carrefour d’échanges et de réflexion sur un large panel de questions : le terrorisme, bien sûr, mais aussi la résilience et la résistance individuelle et collective, l’émergence d’une place nouvelle à la victime et de sa prise en charge par l’État et la société, les questions touchant à la mémoire individuelle et collective sous toutes ses formes : sociale, culturelle, politique, neurologique, littéraire, artistique, etc.
La constitution des collections s’applique à l’articulation entre l’histoire collective et des histoires singulières. Pour cela, le Musée-mémorial du terrorisme fait entrer dans ses collections des photos, des objets ou des archives privées liés à des parcours de vie, en prenant soin de recueillir les témoignages liés à ces objets.
Au Musée-mémorial du terrorisme, les visiteurs-acteurs pourront vivre une grande diversité d’expériences sensibles et cognitives à travers des objets témoins, des objets reliques, des vidéos, des enregistrements sonores, des témoignages, des analyses…
Questionner l'histoire du temps présent
Le Musée-mémorial du terrorisme fait partie de cette nouvelle catégorie de musées d’histoire et de société qui, partout dans le monde, questionne l’histoire du temps présent et sa patrimonialisation. Il s’attache à explorer les relations entre histoire, mémoire sociale et mémoire individuelle. Le phénomène du terrorisme y est appréhendé comme l’un des marqueurs de la société contemporaine.
Une dimension nationale, internationale, universaliste
Le Musée-mémorial du terrorisme aura une dimension prioritairement nationale.
Toutefois, il possédera une dimension internationale et visera une forme d’universalisme.
Le projet s’inscrit dans un dispositif de politiques publiques mises en place par les gouvernements successifs depuis les attentats de 2015 qui a pour objectif la prise en charge de la mémoire des victimes du terrorisme et une meilleure compréhension de cette violence singulière et de ses conséquences.
Honorer les victimes, c’est comprendre pourquoi elles ont été la cible d’actes terroristes et donner du sens à leur épreuve, d’où la réalisation dans un même mouvement d’un mémorial et d’un musée.