Le film de Clémence Madeline-Perdrillat et Nathaniel H’Limi, La vie de château. Mon enfance à Versailles, propose une entrée sensible dans la question du terrorisme à travers le regard de Violette, orpheline de ses deux parents, tués au Bataclan, lors des attentats du 13 Novembre 2015. Il s’agit d’abord d’un court-métrage qui a obtenu plus de vingt-cinq prix, dont le Prix du jury pour un spécial TV à Annecy en 2019, avant d’être transposé en bande dessinée (6 Tomes, 2021-2024). Le film La vie de château. Mon enfance à Versailles est une version longue (1h21 minutes) sortie le 15 octobre 2025.
« Les problèmes des adultes, ça devient souvent les problèmes des enfants », s’inquiète la jeune Violette : en effet, destiné à un jeune public (à partir de 7 ans), ce film d’animation traite de la société post-attentat, mais à hauteur d’enfant. Recueillie par son oncle, gardien et homme à tout faire du château de Versailles, Violette traverse différentes séquences de son deuil, de l’enterrement au cimetière du Père-Lachaise au statut de « pupille de la nation », conférée aux enfants des victimes du terrorisme, en passant par l’incapacité des proches à comprendre les traumas vécus par ces orphelines et orphelins, et au devenir de l’appartement de ses parents. Appuyé par une intrigue centrée sur l’idée de la reconstruction individuelle et collective (via l’école et la danse), La vie de château. Mon enfance à Versailles dissèque les émotions complexes vécues par Violette et le difficile travail d’empathie qui traverse la société française après le 13-Novembre. Accompagné de nombreuses scènes plus joviales, autour de l’oncle, des amis, de l’amour et du château de Versailles, le film est un support pédagogique utile en classe pour aborder les événements traumatiques que sont les attentats terroristes.
L’équipe de production propose un dossier pédagogique et diverses ressources utiles pour les enseignantes et enseignants.
Bande annonce : Bande-annonce LA VIE DE CHÂTEAU, MON ENFANCE À VERSAILLES
Le jeudi 29 janvier 2026, les équipes de la mission de préfiguration du Musée-mémorial du terrorisme ont accompagné les membres du Conseil scientifique et culturel ainsi que ceux de l'Observatoire d'orientation et certains représentants des ministères membres fondateurs du GIP sur le site du futur Musée-mémorial du terrorisme qui s’installera à l’horizon 2030 dans une partie inoccupée de la caserne Lourcine, dans le 13ᵉ arrondissement de Paris. Cette visite fait suite à l'annonce du président de la République en novembre 2025, qui a officialisé le choix de ce lieu emblématique pour accueillir le futur établissement.