La mise en ligne il y a quelques jours de l’exposition du Musée-mémorial du terrorisme conçue par des collèges et lycées d’Ile-de-France a donné lieu à la diffusion d’informations partielles et partiales. Le MMT tient à rétablir les faits.
Un des lycées participants sur les huit engagés a proposé une création autour de la une de Charlie "Tout est pardonné". Le problème s'est alors posé pour le MMT de savoir si nous mettions ou non en ligne sur notre site cette caricature. Compte tenu des menaces qui pèsent à l’heure actuelle sur le monde scolaire, le MMT a privilégié dans ce cas précis un principe de sécurité et a décidé de ne pas le faire. Cela a entraîné le retrait du projet de cet établissement et la modification d’une autre contribution pour des raisons similaires.
Si le MMT n’intervient en aucun cas dans le travail des élèves et des enseignants, ce qui ne relève pas de son ressort, la mise en ligne sur notre site d’une caricature directement associée au nom d’un établissement et de ses enseignants, avec une tout autre visibilité qu'une salle de classe, relève de sa seule responsabilité. Ce ne sont pas les risques encourus par le Musée-mémorial en tant que tel qui étaient en jeu mais bien le risque qu’il y avait à exposer nos partenaires, et tout particulièrement des mineurs. C'est la seule motivation de la décision prise, après mûre réflexion, et c’est un choix que nous assumons pleinement.
Pour autant, contrairement aux rumeurs qui ont circulé, les caricatures figurent bien dans la muséographie du futur MMT. Celles-ci sont centrales dans l'histoire du terrorisme récent profondément marquée par les attentats islamistes. Le projet scientifique et culturel rendu au président de la République en mars 2022 expose d’ailleurs la variété des sujets complexes à traiter puisque le parcours historique doit couvrir cinquante ans d'histoire et évoque toutes les formes de terrorisme, un projet à ce jour inédit à l’échelle mondiale.
Le MMT traitera de ces questions avec toute l’exigence intellectuelle et éthique nécessaire et ce, dès avant l’ouverture du musée prévue en 2027. Nous le ferons sous notre seule et unique responsabilité, en assurant la sécurité nécessaire pour des actions et un lieu à vocation publique, sans rien céder sur les valeurs fondamentales qui guident notre mission : la liberté d’expression, le respect des victimes, la responsabilité vis à vis des publics et la transmission aux jeunes générations.
Le jeudi 29 janvier 2026, les équipes de la mission de préfiguration du Musée-mémorial du terrorisme ont accompagné les membres du Conseil scientifique et culturel ainsi que ceux de l'Observatoire d'orientation et certains représentants des ministères membres fondateurs du GIP sur le site du futur Musée-mémorial du terrorisme qui s’installera à l’horizon 2030 dans une partie inoccupée de la caserne Lourcine, dans le 13ᵉ arrondissement de Paris. Cette visite fait suite à l'annonce du président de la République en novembre 2025, qui a officialisé le choix de ce lieu emblématique pour accueillir le futur établissement.