vue aérienne du Musée-mémorial national d'Oklahoma City. On observe un plan d'eau entouré d'un jardin et d'arbres

Oklahoma City National Memorial Museum

Oklahoma City National Memorial Museum

L’Oklahoma City National Memorial Museum a été érigé en hommage aux victimes de l’attentat d’Oklahoma City du 19 avril 1995. Ce jour-là, un véhicule piégé explosait devant le bâtiment fédéral Alfred P. Murrah, tuant 168 personnes et en blessant plus de 680. C’est l’attentat le plus grave jamais commis dans l’histoire des États-Unis et ce musée-mémorial est l’un des tous premiers du genre à l’échelle mondiale, sur un total d’à peine une demi-douzaine.

Très rapidement après l’attentat, émerge l’idée de construire un mémorial et un musée. En 1996, une Task Force, rassemblant 350 personnes, est mise en place. Le 1er juillet 1997, le projet des architectes Hans Butzer, Torrey Butzer et Sven Berg est retenu à l'unanimité sur 624 propositions. Le mémorial proprement dit est inauguré par le président Bill Clinton le 19 avril 2000, lors du cinquième anniversaire de l’attentat. Le musée quant à lui est inauguré par le président Georges W. Bush, le 19 février 2001 – quelques mois avant le 11/9. Il est dirigé depuis par Kari Watkins, membre de l’Observatoire d’orientation du MMT.

Le mémorial
L’accès se fait d’abord par le mémorial, le site étant borné d’ouest en est par deux portails monumentaux sur lesquels sont inscrits respectivement « 9:01 », l'instant précédent la détonation, et « 9:03 », celui de l’effondrement. Entre les deux, un miroir d'eau tout le long du mémorial marque l’entre-deux, 9h02, trois secondes à peine en tout.

Une fois entré dans le site, le mémorial offre un « champ de sièges » : 168 chaises, en bronze et en pierre, représentant les victimes décédées. Elles sont réparties sur neuf rangées, chacune symbolisant un étage du bâtiment. Les sièges des enfants sont reconnaissables à leur plus petite taille. Cette création artistique impressionnante représente les chaises laissées vides à la table des familles de victimes. 

À l’autre extrémité du site, se dressent les seuls murs restants de l’édifice fédéral. Sur l’un des pans de granit provenant de ce qui était le hall d’entrée, sont inscrits les noms de plus de 600 personnes parmi celles qui ont été blessées, un cas très rare d’hommage rendu aux blessés physiques et psychiques d’un attentat.

Au nord du site, se trouvent deux autres éléments du mémorial : d’une part, le Survivor Tree (« L’arbre des survivants »), un orme d’Amérique qui a résisté à l’explosion et qui, des années plus tard, continue d’être une marque vivante de résilience ; d’autre part, l’aire des enfants dans laquelle est érigé un mur de tuiles, chacune ayant été peinte à la main par des enfants, en 1995. Parallèlement, des seaux de craie et des tableaux noirs encastrés dans le sol offrent aux enfants un endroit où ils peuvent continuer à partager leurs sentiments.

Enfin, une partie de la clôture qui avait été mise en place autour du site après l'explosion et sur laquelle plus de 800 000 objets personnels avaient été accrochés, a été conservée par l’Oklahoma City Memorial Foundation. Elle est exposée à l'ouest du site, sur la rue, faisant de ces mémoriaux éphémères des objets patrimoniaux durables.

Le musée
Le musée se trouve à l’extrémité nord du site. Sur plusieurs étages, il raconte l’histoire du bâtiment détruit, il présente de nombreux restes des décombres et des objets de toute nature liés à l’attentat, notamment ceux venus des primo-aidants (pompiers, médecins, etc.). Les témoignages des victimes et des différents acteurs de l’événement sont visibles tout au long du parcours muséographique, dans un format homogène, court et percutant. L’exposition permanente, par les images, les sons, la lumière repose sur une volonté de sensibiliser le visiteur à la violence de l’événement, sans jamais le mettre mal à l’aise. 

Enfin, le parcours se termine par une minutieuse reconstitution qui permet de suivre pas à pas, sous la forme de grands écrans interactifs, l’enquête qui a permis de retrouver les auteurs ainsi que le procès qui s’en est suivi. C’est là un des nombreux points communs entre l’OCNMM et le MMT qui a eu la chance de pouvoir s’inspirer de cette première expérience de musée-mémorial consacré au terrorisme.
Pour en savoir plus : Mémorial national et musée d’Oklahoma City (memorialmuseum.com)
 

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