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A la rencontre de NHK

A l’occasion du reportage de la chaîne japonaise NHK sur le MMT, nous avons rencontré la journaliste Ayu Ikeda. L’objectif pour elle, en tournant ce documentaire, était de comprendre ce qui avait changé en France après les attentats de 2015. Quelles leçons ont été tirées ? Quels ressentis demeurent gravés dans la mémoire de la société française ? Quelles perspectives sont envisagées pour transmettre la mémoire de ces tragédies ? Quels sont les défis aujourd’hui ? Pourquoi le terrorisme ne disparaît pas ?

Face à ces questions Ayu Ikeda a tenté de trouver des réponses car pour la société japonaise, les attentats commis en France en 2015 ont été un immense choc. Il était donc important d’en savoir plus sur les engagements du MMT et de les faire connaître aux Japonais à l’approche des commémorations du 13 novembre 2025.

La diffusion de ce reportage a suscité de nombreuses réactions telles que « le terrorisme est la guerre des faibles », « j’ai été impressionné par les efforts du MMT », « les crimes d’une extrême violence que nous connaissons malheureusement chez nous au Japon nous posent les mêmes problèmes », preuve que le sujet demeure extrêmement présent dans les esprits et que dédier un lieu d’hommage aux victimes est nécessaire nous confie la journaliste. Cela d’autant plus que le terrorisme est un phénomène en constante évolution. Le fait que la France, pays des droits de l’Homme dont la devise est Liberté, Egalité, Fraternité, décide de la création d’un tel lieu sur son territoire est très significatif pour Ayu Ikeda.

Le Japon a lui aussi été la cible, le 20 mars 1995, il y a 30 ans, d’une attaque terroriste au gaz sarin dans le métro de Tokyo qui a causé la mort de 14 personnes et en a touché 6 300. La société japonaise garde toujours en mémoire cet évènement. Tous les ans, le 20 mars, un stand de fleurs est installé à la gare de Kasumigaseki, qui fut l’un des théâtres de l’attentat, une minute de silence y est observée. Trois groupes ont succédé à Aum, qui comptabilisent selon les estimations en janvier 2025 1600 personnes, et qui du fait de la poursuite de leur activité sont soumis à un contrôle judiciaire car ils sont considérés comme « potentiellement capables de commettre un massacre aveugle ». Les associations de victimes et de familles de victimes demandent au gouvernement japonais de continuer à transmettre les leçons tirées de ces attaques terroristes sans précédent et de surveiller les groupes qui prennent la suite du mouvement terroriste.

Pour lutter contre l'oubli et parce que le nombre de générations qui ne connaissent pas cet attentat augmente, plusieurs victimes ont lancé un site Web intitulé "souvenir de l'attentat au sarin dans le métro", il abrite des interviews et des récits des familles endeuillés, des victimes et des avocats impliqués dans l'affaire. 

Le reportage diffusé par NHK est visible sur notre page Instagram.

Actualités
Déplacement sur les lieux du futur Musée-mémorial du terrorisme à la caserne Lourcine
Vue de la cour de la caserne Lourcine
Déplacement sur les lieux du futur Musée-mémorial du terrorisme à la caserne Lourcine

Le jeudi 29 janvier 2026, les équipes de la mission de préfiguration du Musée-mémorial du terrorisme ont accompagné les membres du Conseil scientifique et culturel ainsi que ceux de l'Observatoire d'orientation et certains représentants des ministères membres fondateurs du GIP sur le site du futur Musée-mémorial du terrorisme qui s’installera à l’horizon 2030 dans une partie inoccupée de la caserne Lourcine, dans le 13 arrondissement de Paris. Cette visite fait suite à l'annonce du président de la République en novembre 2025, qui a officialisé le choix de ce lieu emblématique pour accueillir le futur établissement.