Exposition « 20 ans de 11-M. Mémoire de la douleur et de la solidarité » avec la Fondation des victimes du terrorisme à Madrid
C'était il y a 20 ans, lundi 11 mars 2014, 192 victimes de 17 nationalités mourraient à Madrid dans des attentats à la bombe revendiqués par Al-Qaïda. Peu après 7h30, à l'heure de pointe, dix engins explosaient en l'espace de quelques minutes à bord de quatre trains de banlieue dans la gare d'Atocha située dans cœur de la capitale.
A l’occasion de ce 20e anniversaire, le centro de Vitoria-Gasteiz accueille, depuis le 1er avril, l’exposition temporaire 20 ans de 11-M. Mémoire de douleur et de solidarité. Organisée conjointement par le Centro Memorial de las Víctimas del Terrorismo de Vitoria-Gasteiz et la Fundación Víctimas del Terrorismo, le ministère de l’Intérieur espagnol et l’agence de presse espagnole EFE, elle était jusque-là installé en dans la salle d’exposition Maruja Mallo, située dans le quartier du Retiro, à Madrid, près da la gare de la rue Téllez, où 63 personnes étaient mortes et où le premier hôpital de campagne avait été installé.
Il s’agit d’un parcours photographique et audiovisuel concernant les attentats et les jours qui ont suivi. Cette exposition, en mémoire des 193 personnes tuées des plus de 2 000 blessés, rassemble une vidéo et 67 photos sélectionnées dans la collection documentaire de l’agence EFE. Le parcours photographique est structuré en huit parties : l’introduction, le contexte, les attentats du 11 mars, les 193 morts, Madrid, ville de la solidarité, les réactions, le processus judiciaire et enfin l’empreinte du terrorisme à Madrid.
Chacune de ces sections est accompagnée d’un cartel introductif bilingue (espagnol-anglais), qui aide contextualiser les différentes images.
Le parcours de l’exposition commence avec les services d’urgence qui aident les blessés dans l’un des trains explosés puis continue par la douleur des familles et des blessés, l’hélicoptère qui est arrivé avec le sang donné de Saint-Jacques-de-Compostelle, les premières arrestations, les élections du 15 mars, les funérailles et enfin le procès qui s’est tenu à la Casa de Campo.
La visite se termine par l’accolade de deux proches des victimes après avoir appris la sentence de l’Audience nationale, avec laquelle beaucoup d’entre eux ont mis fin à un cycle de souffrance.
Comme le souligne Sagrario Ortega, commissaire de l’exposition « La sélection a été laborieuse et méticuleuse, en tenant compte de la sensibilité des victimes, sans scènes sordides. Il s’agit d’une visite informative, afin que ceux qui ont vu l’exposition et qui n’ont pas vécu l’attaque sachent quelle a été la séquence des événements ». Mais pour Florencio Domínguez, le directeur du mémorial, « le souvenir, l’hommage et la reconnaissance des victimes sont aujourd’hui l’un des rares points de rencontre et de consensus dans une citoyenneté aussi polarisée ; la valorisation de leur souffrance continue d’être l’une des valeurs centrales de la société ».
Le jeudi 29 janvier 2026, les équipes de la mission de préfiguration du Musée-mémorial du terrorisme ont accompagné les membres du Conseil scientifique et culturel ainsi que ceux de l'Observatoire d'orientation et certains représentants des ministères membres fondateurs du GIP sur le site du futur Musée-mémorial du terrorisme qui s’installera à l’horizon 2030 dans une partie inoccupée de la caserne Lourcine, dans le 13ᵉ arrondissement de Paris. Cette visite fait suite à l'annonce du président de la République en novembre 2025, qui a officialisé le choix de ce lieu emblématique pour accueillir le futur établissement.