les amis de Ghislaine Dupont et Claude Verlon

.

Mali, il ya déjà 10 ans, ne pas oublier !

10 ans, cela fera bientôt dix ans que Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont été tués par des terroristes à Kidal au nord du Mali. C’était le 2 novembre 2013, la journaliste spécialiste de l’Afrique, Ghislaine Dupont et son collègue technicien Claude Verlon étaient de retour au Mali, lors d’un nouveau reportage pour RFI. Il s’agissait de couvrir la réconciliation entre les forces occupant le nord Mali et le pouvoir de Bamako. Ils étaient arrivés sur place, peu de temps avant, le 29 octobre, jour de joie pour la France, puisque c’était le jour de la libération des prisonniers d’Arlit ; Marc Ferret, Thierry Dol, Daniel Larribe et Pierre Legrand avaient été enlevés, en 2010 par Aqmi sur un site d’extraction d’uranium d’Areva à Arlit au Niger et libérés au Mali près de Kidal. 

Alors que le 2 novembre, ils terminent une interview en pleine ville, Ghislaine et Claude sont enlevés, dans un pick-up, vers 13h, par des djihadistes. Un peu plus d’une heure après, vers 14h25, l’armée française retrouve leurs corps criblés de balles, dans le désert, à moins d’une douzaine de kilomètres de Kidal. Un nouvel attentat djihadiste vient d’avoir lieu et a touché deux journalistes français venus au Mali pour faire leur travail, informer et transmettre.

La communauté internationale, les journalistes de tous pays sont frappés de stupeur, car cet attentat vise certes deux personnes, mais aussi la France et la liberté d’expression et d’informer, cette liberté qui était si chère au cœur de Ghislaine et Claude.

Rapidement, dès le début de 2014, une association est créée pour leur rendre hommage et demander que toute la vérité soit connue, que les tueurs et leurs commanditaires soient jugés. Elle regroupe des membres de leurs familles, des amis d’enfance, des collègues. Depuis, 2018, l’association s’est constituée partie civile afin d’avoir accès aux éléments de l’enquête, qui selon elle, n’avance pas assez vite, la situation étant compliquée, le Mali étant toujours en situation de guerre et de nombreux documents étant encore classés « secret-défense ».

Danièle Gonod, présidente de l’association, souhaite aussi que perdure le souvenir de Ghislaine et de Claude, et de leur engagement. C’est pourquoi, l’association organise tous les ans, un événement commémoratif, le 2 novembre, date de leur assassinat, mais aussi Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes, instaurée par les Nations-Unies en leur mémoire. Cette année, l’événement sera encore plus émouvant, puisqu’il s’agira du 10e anniversaire de leur disparition.  Celle-ci sera commémorée à la Bibliothèque nationale François Mitterrand à Paris lors d’un événement ouvert à tous dès 19 heures. Cet hommage s’ouvrira par un documentaire sur la difficulté d’informer au Sahel suivi d’un débat en duplex avec Abidjan où sera remise la Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon . 

Celle-ci a été créée en 2014 par RFI pour leur rendre hommage, en transmettant leur professionnalisme et leur passion du reportage à un jeune journaliste et un jeune technicien des 25 pays francophones du continent africain tous les ans. 

L’association, dont l’un des principaux objectifs est le souvenir et la transmission, rejoint totalement les objectifs du MMT quant à la transmission, aux jeunes générations et plus largement à l’ensemble des visiteurs, de l’histoire du terrorisme qui a frappé notre pays et nos ressortissants dans un contexte international. C’est pourquoi, elle a souhaité lui faire don d’un objet symbolique pour Ghislaine et Claude. Elle a ainsi remis au MMT, un enregistreur Nagra, que les deux envoyés spéciaux utilisaient régulièrement pour mener à bien leur mission d’information.


 

Claude Verlon
Claude Verlon
G Dupont
Ghislaine Dupont
À découvrir
Déplacement sur les lieux du futur Musée-mémorial du terrorisme à la caserne Lourcine
Vue de la cour de la caserne Lourcine
Déplacement sur les lieux du futur Musée-mémorial du terrorisme à la caserne Lourcine

Le jeudi 29 janvier 2026, les équipes de la mission de préfiguration du Musée-mémorial du terrorisme ont accompagné les membres du Conseil scientifique et culturel ainsi que ceux de l'Observatoire d'orientation et certains représentants des ministères membres fondateurs du GIP sur le site du futur Musée-mémorial du terrorisme qui s’installera à l’horizon 2030 dans une partie inoccupée de la caserne Lourcine, dans le 13 arrondissement de Paris. Cette visite fait suite à l'annonce du président de la République en novembre 2025, qui a officialisé le choix de ce lieu emblématique pour accueillir le futur établissement.