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Photo de fleurs et drapeaux américains déposés au Mémorial du 11-Septembre à New-York

11-Septembre, bibliographie

modifié le
10 septembre 2026

Cette sélection bibliographique réunit des témoignages en langue française et des ouvrages journalistiques et universitaires consacrés aux attentats du 11 septembre 2001. Rédigés à chaud ou avec le recul de vingt-cinq ans, ces récits et analyses éclairent tant l'expérience vécue des attaques que leurs conséquences politiques, géopolitiques et sociétales. Ils constituent des repères pour comprendre l'événement dans sa dimension humaine comme dans son inscription durable dans l'histoire contemporaine.

Témoignages en langue française

Couverture du livre Au pied des tours de Mikaël Benfredj

Mikaël Benfredj, Au pied des tours. Témoignage du 11 Septembre, Ecrins Editions, 2025.

L’auteur a 19 ans lorsqu’il effectue son dernier stage chez Merrill Lynch : à 8h45, il se tient au pied des Twin Towers lorsque le vol American Airlines 11 percute devant ses yeux la première tour. Il est également présent lors que le vol United Airlines 175 percute la seconde tour. Ecrit 25 ans après les faits, ce récit, accompagné de photographies personnelles, permet de cerner la trajectoire d’un Français ayant vécu les attentats du 11-Septembre.

 

 

 

 

Couverture du livre World Trade Center 47ème étage de Bruno Dellinger

Bruno Dellinger, World Trade Center, 47e étage, Paris, Robert Laffont, 2002.

Installé dans les bureaux de sa société, au 47e étage de la Tour n°1 du World Trade Center, Bruno Dellinger et ses trois employés commencent leur journée de travail quand le Boeing d'American Airlines est venu s'écraser sur le haut de la tour. De l'impact à son évacuation in extremis, en passant par les semaines de psychose qui ont suivi, il déroule le film des bouleversements de sa vie post-attentat, en particulier sa capacité à surmonter un tel choc, mais offre aussi un regard sur l’Amérique lancée dans une « guerre contre le terrorisme » en Afghanistan. Ecrit moins d’un an après les attaques, ce livre sera suivi par une présence médiatique importante de Bruno Dellinger, un des rescapés français du 11-Septembre – travail de témoignage et de mémoire qu’il poursuit à travers différentes interventions à la télévision, à la radio, dans des podcasts et auprès d’institutions patrimoniales.

 

 

Couverture du livre 11 septembre, une histoire orale de Garrett M Graff

Garrett M. Graff, 11 Septembre. Une histoire orale, Paris, Les Arènes, 2021 [2019].

Traduit de l’anglais (The Only Plane in the Sky: The Oral History of 9/11), ce récit choral du journaliste Garrett M. Graff fait œuvre de mémoire et d’histoire. Grâce à plus de 500 témoignages sélectionnés parmi des milliers de transcriptions et d'enregistrements, le 11 septembre est raconté en direct, minute par minute, par ceux qui l'ont vécu. Dans ce témoignage collectif exceptionnel se répondent les voix des pompiers, des occupants des tours, des passagers des avions détournés, des contrôleurs aériens et de l'entourage du président Bush.

 

 

 

Couverture du livre Depuis le 11-Septembre d'Emmanuel Goujon

Emmanuel Goujon, Depuis le 11 septembre, récit, Paris, Gallimard/Continents noirs, 2001.

Le récit du correspondant Emmanuel Goujon, qui a recueilli des témoignages durant six jours, cherche à montrer les réactions des sociétés africaines devant les images des attaques terroristes du 11 septembre en s’interrogeant sur les violences de masse, du World Trade Center au génocide des Tutsi du Rwanda. Une discussion entre des Nords et des Suds sur l’impact du terrorisme à l’échelle des individus et des sociétés. 

 

 

 

 

Couverture du livre Journal d'une année à part de Laurence Haim

Laurence Haïm, Journal d’une année à part – 11 septembre 2001-2002, Paris, La Martinière, 2002

Le matin du 11 septembre 2001, la journaliste Laurence Haïm doit atterrir à New York quand le pilote de l'avion annonce : « Let's pray ». C'est lorsqu'elle débarque à Baltimore qu'elle apprend la nouvelle. Depuis lors, sa vie de New-Yorkaise d'adoption n'est plus la même, à cause de cette odeur tenace qui plane sur Manhattan, de cette lumière éteinte dans le regard des gens, ceux qui fuient la ville, ceux qui font semblant, et tous les autres, ceux qui ne parlent que de ça. Laurence Haïm fait partie de ceux-là. September Eleven, c'est le nom du drame qui se rejoue par le menu dans toutes les pages de ce journal, qu'il soit question d'un dîner entre amis, d'e-mails venant de Paris ou d'une course au supermarché. Le regard d’une journaliste français sur le 11-Septembre et ses suites (géo)politiques.

Ressources journalistiques et universitaires

Couverture du livre 116Septembre, le jour du Chaos de Nicole Bacharan et Dominique Simonnet

Nicole Bacharan, Dominique Simonnet, Le 11 Septembre, le jour du chaos, Paris, Perrin, 2021 [1ère édition, 2011].

L’une des principales enquêtes sur le 11-Septembre menées par deux journalistes français dont le but est de saisir les réactions politiques étatsuniennes face aux quatre attaques terroristes. Dans les tours en flammes, à l'intérieur des quatre avions détournés, mais aussi à bord d'Air Force One, à la Maison-Blanche, au Capitole, au Pentagone, dans les bases aériennes, les avions de chasse, les tours de contrôle, les abris où le gouvernement s'est réfugié ? Qu'ont fait le président, les ministres, les élus, les militaires, les services secrets ?

 

 

 

Couverture du livre 11-Septembre, La grande guerre des américains de Bruno Cabannes et Jean-Marc Pitte

Bruno Cabanes & Jean-Robert Pitte, 11 septembre : la grande guerre des Américains, Paris, Armand Colin, 2003.

L’un des premiers ouvrages écrits par des universitaires français, historien et géographe, dont l’objectif était de décrypter la société étatsunienne post-attentat. Après le 11-Septembre, les Etats-Unis sont en effet, entrés en guerre, d’abord sur la scène internationale, mais aussi au prix d'une mobilisation totale, symbolique et culturelle, de tous ses citoyens. Cet embrigadement des esprits s'est fait autour de thèmes classiques en de telles circonstances : culte des victimes, héroïsation des survivants, cérémonies du deuil et perspectives de reconstruction, définition d'un ennemi intérieur et extérieur à éliminer, enfin nécessité de participer à l'union sacrée qui permettra au pays de sortir grandi de l'épreuve. Toutes figures obligées de la propagande et de la rhétorique officielle, dont on a vu d'autres exemples dans l'histoire. 

 

 

Couverture du livre Diplopie de Clément Chéroux

Clément Chéroux, Diploplie. L'image photographique à l'ère des médias globalisés : essai sur le 11 septembre 2001, Paris, Le Point du Jour, 2026 [Réédition avec une nouvelle postface].

Diplopie (le fait de voir « double » un même objet) étudie deux formes de répétition induites par l'attentat contre les tours jumelles le 11 septembre 2001 : publication de quelques image-types dans la presse, bien qu'il s'agisse sans doute de l'événement le plus photographié de l'histoire des médias ; reprise dans ces images de celles d'une autre attaque surprise (Pearl Harbour) suivie d'une autre mobilisation nationale légitime (guerre du Pacifique). La globalisation iconographique dont témoigne le 11-Septembre s'exercerait ainsi non plus simplement de manière « horizontale », sur toute la planète au même moment, mais aussi « verticalement », à travers un imaginaire historique dominant. L’ouvrage est complété par de nombreuses unes de journaux étatsuniens et étrangers, comme de caricatures et d’objets liés au 11-Septembre. Réédité en 2026, il offre une postface inédite pour les commémorations des 25 ans.

 

Couverture du livre Enlever, Détenir, Torturer de Malika Danoy

Malika Danoy, Enlever, détenir, torturer. L’archipel pénitentiaire de la « guerre contre la terreur » (2001-2010), Paris, Syllepse, 2024.

À la suite des attentats du 11 septembre 2001, le monde entier est le témoin de l'utilisation de la prison militaire de Guantánamo Bay par les États-Unis comme lieu de détention de suspects de terrorisme. Cette prison, où sont détenus des centaines d'individus de manière illimitée et sans connaissance des charges pesant à leur encontre, devient progressivement un symbole des dérives de la « guerre globale contre la terreur ». En réalité, la chercheuse Malika Danoy montre que Guantánamo ne représente qu'une fraction d'un ensemble mondialisé de lieux de détention où sont transférés des suspects de terrorisme en violation du droit international. L’ouvrage propose une plongée à l'intérieur de ce programme secret, à la découverte de sa genèse, de sa géographie clandestine et des pratiques répressives qu'il charrie, dont l'usage entre en contradiction avec les principes fondamentaux de l'État de droit américain – un « vaste archipel pénitentiaire » organisé entre 2001 et 2008, menacé un temps puis redéployé dans la Corne de l’Afrique.

Couverture du livre 102 Minutes de Jim Dwyer & Kevin Flynn

Jim Dwyer & Kevin Flynn, 102 minutes. Le combat pour la survie dans les Twin Towers le 11 Septembre 2001, J’ai Lu, 2006.

Un des ouvrages de référence, traduit en français, sur le déroulé des faits à New York, le 11 septembre 2001. Nous savons tous ce que nous étions en train de faire ce 11 septembre 2001, mais que faisaient-ils eux ? Eux, ces avocats, ces secrétaires, ces fonctionnaires, ces banquiers, ces traders, ces assureurs, ces laveurs de carreaux, ces manutentionnaires, tous ceux qui peuplaient les Twin Towers lorsqu'elles ont été frappées. Que s'est-il véritablement passé dans ces deux tours, ce jour-là, durant les 102 minutes qui séparent l'impact du premier avion de l'effondrement de la seconde tour ? Quel a été le destin des milliers d'occupants des tours jumelles de 8 heures 45 à 11 heures 20 ? Que se passait-il à l'intérieur tandis que le monde entier assistait au spectacle de ce drame depuis l'extérieur ? C'est la question à laquelle répond ce livre.

 

 

Couverture du livre L’imaginaire du 11 septembre 2001 de Bertrand Gervais, Alice Van der Klei & Annie Dulong

Bertrand Gervais, Alice Van der Klei & Annie Dulong (dir.), L’imaginaire du 11 septembre 2001. Motifs, figures et fictions, Québec, Editions Nota Bene, 2014.

On s’est beaucoup demandé comment représenter des attentats terroristes, comment rendre cohérents sur un plan narratif des événements imprévisibles, comme un tremblement de terre ou un acte terroriste. Plus de dix ans après les attentats du 11 septembre 2001, comment les arts ont-ils répondu aux événements ? Comment les ont-ils intégrés ou pourquoi n’ont-ils pas réussi à le faire ? Certains ont choisi d’inscrire ces attentats aux limites du récit, les identifiants d’entrée de jeu ou à la fin d’un parcours ; d’autres ont préféré en faire une présence constante ou un arrière-plan indépassable. Le présent ouvrage constitue un état des lieux. Où en sont la fiction, la musique, le cinéma, les arts visuels une décennie après les attentats ? Au-delà des œuvres qui constituent le corpus primaire des fictions du 11 septembre 2001, celles de Don DeLillo, de Jonathan Safran Foer et de Colum McCann, quelles œuvres construisent cet imaginaire ? Quelles sont les figures qui se sont formées autour des attentats afin d’en cristalliser le sens ? L’ouvrage est téléchargeable en ligne.

 

Couverture du livre 11-Septembre, Paris, 14h46

Mikaël Guedj et Yoanna Sultan-R'bibo, 11 septembre : Paris, 14 h 46, Paris, Stock, 2011.

New York, 11 septembre 2001, 8 h 46. Un Boeing d’American Airlines s’encastre dans la tour nord du World Trade Center. À Rennes, il est 14 h 46. Le président Chirac sort d’un déjeuner avec des agriculteurs. Son aide de camp l’informe : quelque chose d’inhabituel se passe aux États-Unis. À Paris, la secrétaire particulière de Lionel Jospin surgit au beau milieu d’un rendez-vous et allume la télé : le Premier ministre voit, en direct, un deuxième avion percuter la tour sud. Le Pentagone est lui aussi attaqué. Qui a fait le coup ? La France est-elle menacée ? Qui prendrait la décision d’abattre un avion suspect plongeant sur Paris ? Le soir même, une passe d’armes s’engage entre le Président et le Premier ministre. En pleine cohabitation et à sept mois d’une présidentielle qui les mettra face à face, Chirac et Jospin vont devoir gérer une crise historique. Du survol de Ground Zero par Jacques Chirac à la peur de l’anthrax, des réunions de renseignement à l’attentat raté sur le vol Paris-Miami, l’ouvrage revit heure par heure les dessous de cette crise côté français. 

 

Couverture du livre La guerre de vingt ans de Marc Hecker & Elie Tenenbaum

Marc Hecker & Elie Tenenbaum, La guerre de vingt ans : djihadisme et contre-terrorisme au XXIe siècle, Paris, Robert Laffont, 2021.

Vingt ans après l'effondrement des tours du World Trade Center et le début de la « guerre globale contre le terrorisme » en Afghanistan, les Talibans ont repris le pouvoir à Kaboul, poussant les Américains à se retirer précipitamment. Au cours des deux dernières décennies, Al-Qaïda a fait preuve d'une importante résilience, et de nouveaux groupes, comme l'État islamique, sont apparus. Pourquoi les États-Unis, la France et leurs alliés, en dépit de leur supériorité militaire, ont-ils échoué à éradiquer le djihadisme ? Fruit de nombreuses années d'enquêtes de terrain, ce livre récompensé par plusieurs prix offre la première histoire de la guerre contre le terrorisme – une guerre de vingt ans. Décryptant les dynamiques stratégiques de cet affrontement, les auteurs expliquent pourquoi il est si difficile de briser la spirale de la violence et tirent des leçons essentielles pour l'avenir. La section 1 « L’onde de choc de l’hyperterrorisme, 2001-2006 » permettra, aux lecteurs, de saisir l’impact géopolitique des attaques du 11-Septembre.

 

Couverture du livre Terreur à l'écran d'Alexis Pichard

Alexis Pichard, Terreur à l’écran. Spectacles de guerre dans l’après 11-Septembre, Tours, Presses Universitaires, François Rabelais, 2025.

De 24 Heures chrono à Designated Survivor, en passant par Homeland, les séries consacrées à la guerre contre le terrorisme islamiste ont envahi les écrans américains ces vingt dernières années jusqu’à constituer un genre à part entière, les séries-terrorisme. Ces fictions nées au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 participent d’abord à propager le cadre idéologique façonné par le gouvernement du président républicain George W. Bush. Elles se muent ainsi en vecteurs de propagande au nom de l’unanimisme patriotique qui prend corps au soir de la tragédie et qui emporte la nation américaine vers des opérations militaires d’ampleur au Moyen-Orient. Pourtant, au fil des revers et des scandales engendrés par une guerre contre le terrorisme conduite dans le mensonge et la dissimulation, le discours des séries-terrorisme fait preuve d’une équivocité grandissante. Elles ouvrent des espaces de contestation où sont abordées des questions polémiques comme l’islamophobie et la torture, et où est mise en cause l’action ambivalente des gouvernements successifs. Le sommaire en ligne.

 

Couverture du livre Le jour où les anges ont pleuré de Mitchell Zuckoff

Mitchell Zuckoff, Le jour où les anges ont pleuré. L'histoire vraie du 11 septembre, Paris, Flammarion, 2021.

En France, il est 14h46 (8h 46m 25s heure locale), lorsque le Boeing 767 du vol 11 d’American Airlines percute la tour Nord du World Trade Center, ouvrant une gigantesque brèche et tuant sur le coup près de 300 personnes. Le premier attentat du 11 septembre 2001 venait de se produire, trois autres allaient suivre, plongeant la planète dans un état de sidération extrême. Dans cette enquête, Mitchell Zuckoff a reconstitué minutieusement cette journée dramatique. Vingt ans après, il fait entendre dans son livre la voix des disparus, témoins et sauveteurs. Hommes et femmes ordinaires, ils sont devenus, pour la société américaine, ces héros d’un jour.