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Photo du public lors de la réunion publique organisée à la Mairie du 13ème arrondissement de Paris

Première réunion publique sur le projet du MMT dans le 13e arrondissement

modifié le
21 septembre 2026

Le 14 septembre 2026 s'est tenue à la mairie du 13e arrondissement de Paris la première réunion publique consacrée au projet d'implantation du Musée-mémorial du terrorisme (MMT) à la caserne Lourcine. Environ 80 personnes, pour la plupart riverains du quartier, y ont assisté.

La réunion a été ouverte par Jérôme Coumet, maire du 13e arrondissement. Henry Rousso, historien et président de la mission de préfiguration du MMT, a présenté la genèse et les contours du projet. Elisabeth Pelsez, directrice générale de la mission de préfiguration, a ensuite présenté le mémorial, les collections du futur musée ainsi que les futurs espaces du site soit environ 3 000 m², dont un parcours permanent et des espaces d'exposition temporaire, ainsi que des espaces d'accueil et de médiation ouverts à tous.

Valérie Forey, la directrice générale de l’OPPIC, l’Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la culture qui assure la maitrise d’ouvrage déléguée du projet pour le compte du ministère de la Culture, ainsi que Yohan Öhlund, directeur opérationnel, et Mathieu Roche, chef de projet, ont exposé le calendrier de l’opération et ses différentes phases : ainsi le concours international d'architecture, portant à la fois sur l'architecture, la scénographie et le mémorial, sera lancé en septembre 2026 ; le lauréat sera désigné au terme de deux jurys de sélection, prévus en décembre 2026 et mai 2027. Les études techniques débuteront ensuite en septembre 2027, avant le dépôt des autorisations administratives fin 2028. Le démarrage des travaux est prévu fin 2029, pour une livraison et une ouverture du Musée-mémorial envisagées en fin 2031. L'OPPIC a également présenté sa démarche de « chantier à faibles nuisances », qui encadre notamment la limitation du bruit, des poussières et des pollutions pour les riverains du chantier ainsi que la gestion des déchets et la protection de la santé des travailleurs.

La seconde partie de la soirée a été consacrée aux échanges avec les riverains. Concernant le projet lui-même, les questions ont notamment porté sur le choix du site retenu, ainsi que sur l'association des représentants de la mairie et du quartier au concours architectural.

Les interrogations les plus nombreuses ont toutefois concerné les futurs travaux. Compte tenu de la sensibilité du sujet traité par le musée, les mesures de sécurité prévues ont suscité plusieurs questions. Les riverains ont également interrogé les intervenants sur les dispositifs mis en œuvre pour limiter les nuisances et les troubles de voisinage liés au chantier (bruit, poussière, circulation).

Plusieurs représentants d'associations de victimes étaient également présents dans la salle. Hager Ben Aouissi, présidente de l'association Une voie, des enfants (Nice), a notamment témoigné de l'importance de ce projet pour l'ensemble des victimes du terrorisme.

D'autres réunions publiques seront organisées au fur et à mesure de l'avancement du projet, notamment après la désignation du lauréat du concours architectural et scénographique, puis avant le démarrage des travaux.